À Montréal, la plupart des recherches de commerces et de services se font sur un téléphone, souvent en marchant : “café Plateau ouvert”, “serrurier Rosemont”, “physio Verdun”. Ce que Google affiche en premier n’est pas votre site, mais une carte avec trois établissements et leurs avis. C’est là que se décide une bonne partie de la clientèle de proximité.
La fiche avant le site
La fiche d’établissement Google est gratuite et reste l’outil le plus négligé des commerçants montréalais. Les erreurs les plus fréquentes : des horaires jamais mis à jour, des photos d’ouverture vieilles de cinq ans, une catégorie trop générale (“magasin” au lieu de “boutique de vélos”), et des avis sans réponse. Google tient compte de la fraîcheur et de l’activité d’une fiche. Répondre à chaque avis, poser des photos récentes et publier une actualité par mois change déjà le classement sur la carte.
Un site qui dit où vous êtes
Le site doit confirmer ce que dit la fiche : même nom, même adresse, même téléphone, et une page par service ou par quartier quand vous en desservez plusieurs. Un restaurateur qui livre dans Villeray et Rosemont a intérêt à le dire noir sur blanc. Les données de Statistique Canada rappellent que la très grande majorité des entreprises montréalaises comptent moins de dix employés : votre concurrent direct n’est pas une chaîne, c’est le commerce d’à côté, et il suffit souvent de faire mieux que lui.
Quand la publicité devient utile
Les annonces Google ont un sens une fois la fiche et le site en ordre, pas avant : payer des clics vers une page qui ne convertit pas, c’est acheter des visites qui repartent. Pour un commerce de quartier, quelques dollars par jour, bien ciblés sur un rayon de deux ou trois kilomètres et sur les heures d’ouverture, suffisent à tester. Le test ne vaut que si l’on mesure ce qu’il rapporte : appels, itinéraires demandés, formulaires envoyés. Sans cette mesure, impossible de savoir si les clics se transforment en clients ou s’ils repartent aussitôt.
Yannick Ansquer, consultant SEO et Google Ads indépendant, travaille avec des entreprises de Montréal et du Québec depuis la France. Vingt-cinq ans de web, un passé de directeur technique, et une règle simple : d’abord rendre le site et la fiche capables de transformer une visite en client, ensuite seulement investir dans la publicité.