Popularité

Distance

Prix

J'ai tué mon instinct maternel 18

J'ai tué mon instinct maternel

En fait, je ne l’ai pas vraiment «tué», il n’a jamais existé ! Je suis à l’âge où mes copines et anciennes connaissances commencent ou pensent à fonder une famille. Personnellement, je n’ai jamais voulu avoir d’enfants et j’ai appris avec le temps que c’est une phrase que je ne dois pas prononcer (même si je continue à le faire…ça doit être mon petit côté provocateur).Cette simple affirmation a souvent le don de provoquer de vives réactions et de l’incompréhension chez la majorité des gens.  On me répète que ça va venir avec le temps. Que soudainement passé le cap de la vingtaine je vais me réveiller avec une envie de faire pousser des bébés et de changer des couches.

Le fait que j’affirme mon inappétence à devenir maman ne semble pas rentrer dans la tête de ces gens qui avancent dans la société sans trop se poser de questions (dans le genre : suis-je APTE à m’occuper de ma propre personne, avant de m’occuper d’un mioche). C’est comme si en tant que femme, nous ne pouvions pas être autre chose qu’une mère. «Mais voyons, t’es une fille», « c’est dans tes gênes» , « tu vas voir… ton instinct maternel va se développer». Vraiment…développer son instinct maternel ? Ah bon, alors dites moi en fin de compte …c’est dans nos gênes ou ça s’acquiert ? Bref, toutes ces phrases je les ai déjà entendues et elles me font rouler des yeux à chaque fois.

On en vient à un point où l’on se demande si on est normal. Après tout, c’est la société  entière qui nous juge , nous, femmes qui ne voulons pas d’enfants. Sommes-nous égoïstes ? Égoïstes de vouloir vivre la vie qu’on nous a donné en pleine liberté ? En ayant comme seule contrainte le budget et la santé (ce qui est déjà bien assez). Ou bien sommes-nous trop altruistes ? Trop altruiste de ne pas vouloir que son enfant voit le jour dans un monde dangereux, pollué et ravagé par l’homme (oui je suis fataliste…fataliste et hypocondriaque, vous ne me voulez pas comme mère). Ou encore, trop altruiste de ne pas vouloir mettre un enfant  au monde, alors qu’il y a des centaines d’orphelins partout dans le monde. Pourquoi ce besoin d’avoir des enfants ? Pour qu’ils puissent s’occuper de vous quand vous allez être vieux, comme le faisaient nos ancêtres (manque d’effectif à la ferme.com) ? Par peur de regretter de ne pas en avoir eu ? Par peur de se retrouver face à la solitude ?

On a un enfant pour ce qu’il va nous apporter, pas pour ce à quoi il va nous servir. Et personnellement, je ne crois pas qu’un enfant ait quoi que ce soit à m’apporter, si ce n’est que des crises et peut-être un peu d’amour en prime . Mais de l’amour… j’en ai déjà pleins (à prendre et à donner) !! Il serait temps qu’au 21e siècle les gens comprennent que la vie familiale n’est pas synonyme de réussite ou encore de bonheur (Guy Turcotte, ce nom ne vous sonne pas une cloche ?) Ne pas avoir d’enfant ne m’apportera ni sentiment d’échec, ni remise en question lorsque je serai vieille et stérile. Je désire me réaliser en tant que personne avant tout. Avoir une belle carrière, voyager, être heureuse dans mon couple, bref prendre le temps de vivre ma vie et ne pas me résumer à être la mère de x.

 


est une étudiante en cinéma et en littérature comparée. Elle se passionne pour : les arts, la culture et Nickelback (not). Elle aime : la bonne bouffe, faire de nouvelles découvertes et le chewing gum. Elle est : cynique, sarcastique et un brin féministe.

3 Commentaires

Marie-Lyne

Tiens Marie lis - ça cette article est bien écrit

lukejesuistonpere

Interessant comme point de vue. C'est vrai que la pression sociale est ÉNORME après un certain âge... Pas pour rien qu'il y a autant de parents fou,, ,dans les équipes de hockey entre autres,,, ils veulent en faire des Wayne Gretzky pour que les kids font des million... pathétique... Juste le point sur Guy Turcotte qui est mal choisi...

Cynthia Belanger

J'adore tout simplement !